minimalmac:

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Onyx

    J’ai parlé récemment des scripts de maintenance (ici) qui ne sont jamais exécutés puisque programmés à 3h du matin, lorsque la plupart du temps l’ordinateur est éteint.
    Il existe pourtant une application fort utile et de plus gratuite qui permet d’effectuer un minimum de maintenance dans nos machintoshs : Onyx.
    Elle permet de vérifier l’”état” des disques durs, d’exécuter ces scripts de maintenance, de réparer les permissions d’accès des fichiers et dossiers, faire le nettoyage de fichiers temporaires générés par les applications et d’intervenir sur de nombreux paramètres “utilisateurs”.
    C’est une application qu’il est bon d’exécuter de temps en temps histoire de conserver un ordinateur en bonne santé.
    Vous la trouverez en téléchargement à cet endroit.

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Leap

    Voici un logiciel qui m’a plutôt séduit.
En effet, j’ai écrit un post il y a quelques temps sur les tags et outils de recherche, où j’expliquais, selon moi, l’importance d’ajouter des métadonnées à ses fichiers afin de les retrouver plus facilement et plus rapidement. Pour ça, j’avais mentionné un petit logiciel gratuit du nom de TagIt. Et bien le même éditeur, à savoir Ironic Software, propose un logiciel plus puissant pour cette gestion du nom de Leap.
    Il prend la forme d’une fenêtre de finder mais où tout est axé sur le classement des fichiers et leurs métadonnées. Il y est également aisé de filtrer les fichiers par mots-clés, de faire des recherches précises selon la date de modification, le classement, où le type de fichier. Il permet de ce fait d’avoir une vision globale sur l’ensemble de ses documents, et donc de pouvoir les administrer très facilement.
    Encore une fois, avec l’augmentation des espaces de stockage et la multiplication des fichiers, il devient primordial d’ajouter, en plus d’un nom adéquat, des tags finement choisis à ses fichiers afin de les retrouver ultérieurement, et ce programme m’apparaît parfait pour ce type de gestion, d’autant qu’il est plutôt unique. Les éditeurs ne se bousculent pas pour apporter des solutions de ce type.
    Vous pouvez le trouver ici sur l’App Store (à malheureusement 20€) mais aussi sur le site de l’éditeur : ici.

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Terminal : scripts bash

    J’en ai déjà parlé dans le post d’introduction au Terminal. Un script est une sorte de mini programme. Plutôt que d’écrire des lignes de commandes dans le Terminal, on peut également les inscrire dans un fichier texte (.txt) et les exécuter d’un seul trait à partir de là. Un script peut donc contenir une commande simple comme être un programme très complexe avec des boucles, des variables, des conditions, etc.
    Ils sont très pratiques pour des taches répétitives ou pour ne pas avoir à se souvenir de la syntaxe d’une commande d’une fois sur l’autre. J’ai parlé précédemment de la commande “sips”. S’il vous arrive régulièrement de réduire la taille de photos pour les poster sur le net, dans ce cas, l’utilisation d’un script peut être tout indiquée. Vous pouvez l’écrire pour qu’il vous demande, par exemple, le dossier contenant les photos à traiter, le dossier de destination, la taille finale des photos. Une fois qu’il est écrit, plus besoin de se pencher sur la syntaxe de la commande “sips”, vous n’aurez qu’à l’exécuter quand vous en aurez besoin.


    Pour en créer un, il suffit d’ouvrir un fichier au format texte (non rtf) avec TextEdit, y écrire les commandes avec un retour à la ligne pour les séparer et l’enregistrer avec une extension .command pour qu’il soit reconnu comme devant être exécuté par le Terminal. Il faut enfin le rendre exécutable en changeant ses permissions avec la commande “chmod” : “chmod u+x chemin/nom_du_fichier_a_modifier”. (cf “man chmod”). Et voilà, il se lancera quand vous double-cliquerez dessus.
    Une fois qu’on a crée un script, on a deux façons de l’utiliser : soit ponctuellement soit périodiquement. Dans le premier cas de figure, il peut être pratique d’avoir ses scripts à portée de main. Il faut pour cela ouvrir l’application “Editeur Applescript”, d’aller dans les préférences et d’activer “Afficher le menu des scripts dans la barre de menus”. Le dossier où les disposer se trouve là : ~/Library/Scripts où ~ est la racine de la session. Vous aurez alors en haut à droite de l’écran un petit menu déroulant avec tous vos scripts.
    En ce qui concerne l’aspect périodique, le plus simple est de passer par un “gestionnaire de taches” comme Lingon par exemple. On lui indique une ligne de commande ou un script ainsi que la fréquence d’exécution voulue, et ensuite, on ne s’occupe plus de rien. Tout se passera en tache de fond. C’est un outil parfait pour effectuer des rapports ou de la maintenance de façon récurrente, comme par exemple copier quotidiennement un dossier de travail vers un disque externe.


    Lingon est également tout indiqué pour vous permettre de changer les horaires d’exécution des scripts de maintenance de MacOs. En effet, sachez qu’à la base, MacOs a été conçu pour être un serveur, donc pour ne jamais être éteint. De ce fait, toujours aujourd’hui, trois scripts de maintenance (journalier, hebdomadaire et mensuel) écrits pour mettre un peu d’ordre dans les profondeurs de nos ordinateurs, sont programmés pour se lancer vers 3h du matin. Donc ceux qui éteignent leur ordinateur la nuit (merci pour la planète), ne profitent jamais des bienfaits de ces scripts. Lingon permet donc d’en changer les horaires. Mais il existe bien évidement une ligne de commande pour modifier tout ça sans passer par ce programme.

    Plus d’info : “man bash” dans le Terminal ainsi que cette perle.

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Terminal : sips

    Toujours dans le terminal, voici une petite commande pour traiter des images : “sips”.
Ce petit programme est capable entre autres, de convertir des images d’un format à un autre (tiff vers jpeg) ou d’en réduire la taille, d’en changer l’orientation, gérer les mots-clés, ajouter un bord blanc ou noir, etc.
    C’est une fonction fort pratique à partir du moment où l’on gère de nombreuses images et en particulier pour ceux qui les mettent en ligne.

    Plus d’infos : “man sips” dans le teminal

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Terminal : find

    Pour continuer sur le thème du terminal et de ses commandes, je vous invite à découvrir la fonction de recherche “find”.
    Vous allez me dire qu’il existe déjà un formidable outil de recherche  avec Spotlight (petite loupe en haut à droite de vos écrans), notamment de par sa rapidité. A ce niveau-là, je ne peux qu’acquiescer. En réalité, Spotlight ne cherche pas un fichier dans le disque dur, mais il recherche plutôt des mots-clés dans une base de données, d’où sa grande rapidité. Par contre, même si on peut affiner les critères de recherche, Spotlight reste bien moins paramétrable que la commande “find”. En effet, “find” possède un nombre d’options impressionnant : recherche par taille, par date (création, modification), par type, par possesseur, par groupe, etc, etc. Vous pouvez également les combiner avec des fonctions logiques du type et, ou.
    Mais une autre fonction qui me plait particulièrement, c’est le fait de pouvoir exécuter une commande pour chaque fichiers trouvés. Par exemple, on pourrait vouloir réunir tous nos fichiers mp3 dans le même dossier, parce qu’on sait qu’il y en a un peu partout dans notre session. Et bien, en faisant une seule commande vous pouvez parvenir en quelques secondes à ce résultat.
    Il m’arrive régulièrement de passer par “find” lorsque je n’ai pas le résultat escompté avec Spotlight bien que ce dernier suffise la plupart du temps.
    Sachez pour finir que “find” balaye vraiment tous les fichiers du répertoire choisi mais aussi des dossiers “enfants”. Il peut donc prendre du temps pour scanner un important espace disque, mais au final, on peut être sûr du résultat, à condition que les options aient été bien choisies.
    Pour plus d’infos, “man find” dans le terminal.
    PS: pour faire une recherche spotlight à partir du terminal : “mdfind”. Pour une recherche de type spotlight (dans une base de données) mais ne concernant que le nom du fichier : “locate”.

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Terminal

    Il y a maintenant quelques temps, j’ai commencé à m’intéresser au Terminal qui se trouve dans le dossier utilitaire des applications. J’étais assez curieux de comprendre pourquoi, à chaque fois qu’il fallait faire quelque chose d’un peu pointu, je devais passer par cette application. Et là, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir un univers entier et inédit, caché dernière une toute petite fenêtre.

    En fait, pour mieux comprendre le contexte, MacOsX est construit sur un noyau UNIX. Ce qui veut dire que derrière ce que l’on voit (le bureau, les applications) tourne une sorte de second système d’exploitation, un OS extrêmement stable et éprouvé, sur lequel vient s’appuyer Os X. C’est ce qui rend nos ordinateurs plutôt bien sécurisés et stables.
    Le Terminal est en quelque sorte la porte d’accès à cette arrière boutique. Il n’est pas vraiment sexy puisqu’il ne fonctionne qu’en mode texte, mais plutôt rapide n’ayant pas à gérer l’aspect graphique. On y écrit donc une commande et le résultat, s’il doit y avoir un, ressort sous format texte. Evidemment le tout est écrit en anglais. Autant dire, qu’il faut un minimum de motivation pour s’y attaquer. Mais alors, que de services rendus.


    Mais qu’est-ce qui fait de ce Terminal une application si intéressante ? Et bien, elle donne accès à de nombreuses fonctionnalités, pas forcement accessibles depuis l’interface classique. D’abord, accéder à la maintenance et/ou les paramètres avancés du mac. Ensuite, pouvoir utiliser un grand nombre d’utilitaires gratuits et déjà installés, comme par exemple, une puissante fonction de recherche, un convertisseur d’image, un firewall très performant, des clients FTP, SSH, etc. Enfin, sa grande richesse est l’ouverture sur le monde d’unix et à la multitude d’applications libres développées pour cette plateforme.
    J’ai mis un certain temps à comprendre en quoi tout ça allait bien pouvoir m’aider au quotidien. D’abord, j’ai compris que de nombreux utilitaires payant sous leur forme graphique existaient gratuitement sous forme de lignes de commande. Ensuite j’ai également compris comment je pouvais me servir du Terminal pour effectuer des taches répétitives ou bien agir sur un très grand nombre de fichiers. D’ailleurs, là est pour moi le principal argument pour vous inciter à vous y intéresser. Rien de plus simple que de renommer plusieurs centaines de fichiers, ou de réduire la taille d’énormément de photos avant de les mettre en ligne, le tout ne prenant que quelques secondes. Réorganiser des dossiers, en obtenir le contenu et le stocker dans des fichiers texte de façon journalière. Compresser et archiver de vieux mails ou fichiers avant de les graver sur un CD. Les exemples sont innombrables.


    Plus concrètement, le Terminal envoie à un interpréteur de commande (le shell), des instructions. Ce shell est configuré par défaut pour comprendre la syntaxe bash, qui est la plus répandue dans le monde d’uni et surtout de linux. Donc, si vous voulez vous documenter sur cet univers, cherchez les ouvrages faisant référence au bash. Mais il en existe d’autres qui peuvent très bien être configurées.
    Sachez, que dans le terminal, il n’est pas réellement aisé de combiner des commandes complexes mais plus simple d’écrire dans un fichier texte, un petit script (.command) qui sera ouvert par le terminal afin d’exécuter ce qui s’y trouve. On peut alors concevoir ses propres taches, aussi complexe soient-elles. Par exemple, il m’est arrivé d’avoir à réunir des milliers de mp3 venants de 2 comptes iTunes différents tout en évitant les doublons et en gardant ceux dont la qualité était la meilleure. Je pense que sans passer par un script (donc une suite de commande), il m’aurait été impossible de traiter autant de fichiers sans y passer le mois. L’exécution du script n’aura pris que quelques minutes.


    Maintenant, comment s’y retrouver dans ce vaste monde. Tout d’abord, se familiariser avec les commandes dites de base, qui permettent d’évoluer dans l’architecture de l’ordinateur et d’en vérifier le contenu (ls, cd, pwd). De nombreux raccourcis existent afin de nous faciliter la vie, notamment les flèches du haut et du bas pour voyager dans l’historique des commandes déjà exécutées et tabulation pour demander au terminal de terminer la saisie en cours (surtout dans il s’agit d’écrire un chemin d’emplacement de fichier en entier). Ensuite, sachez que pour toute commande, il y a un manuel qui existe et qui documente l’utilisation du programme : “man <commande>”. Personne ne peut apprendre toutes les fonctionnalités, donc “man” est la commande qui doit surement être la plus souvent exécutée, même par les utilisateurs les plus aguerris (barre espace pour défiler les pages vers le bas, b pour remonter et q pour en sortir). Enfin, si vous cherchez des programmes liés à un thème, faites “apropos <thème>”. Pour terminer et pour aller un peu plus loin, vous trouverez toutes les subtilités du bash et de sa syntaxe en faisant “man bash”.


    N’en ayez pas peur, on arrive très facilement à des résultats.
    N’hésitez pas non plus à recherchez de la documentation sur internet ou en librairie spécialisée. Je vais continuer dans les prochains posts à documenter quelques commandes qui m’apparaissent très utiles. En attendant vous trouverez des liens pour commencer à appréhender la chose dans cette perle.

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Images disque

    Dans la suite des posts sur la sécurité, voici un petit conseil en particulier à destination des possesseurs de laptop.
   De part sa fonction, l’ordinateur portable a comme qualité principale de pouvoir être emporté avec soi mais de ce fait, également la capacité d’être oublié quelque part voire même volé. Certes il est réellement dommageable de se voir privé de son cher compagnon, ne serait-ce que d’un point de vue financier, mais les données qu’il contient peuvent avoir encore plus de valeur.


   Je milite donc souvent pour que les gens fassent des copies de sauvegarde sur des disques externes. Mais même si l’on peut retrouver, après un vol, ses données bien au chaud à la maison, il peut s’avérer dangereux que celles-ci tombent dans de tierces mains. Des mots de passe, des données personnelles et/ou bancaires, des adresses et des numéros de téléphone, bref, de nombreuses choses peuvent être fort utiles pour une personne un temps soit peu mal intentionnée.
   Je vous encourage donc à crypter les données que vous pensez être sensibles. Et pour ça, un outil très simple et pratique existe dans nos macs : l’image disque (.dmg). Vous l’avez sûrement tous déjà rencontré si vous avez fait l’installation d’un logiciel. C’est comme un disque amovible (disque dur ou clé USB) mais sans support physique autre que le disque dur interne de l’ordinateur.


   Pour créer une image disque, il faut aller dans l’utilitaire de disque, cliquer sur “nouvelle image”, choisir un nom, une taille, et surtout un chiffrement. Le logiciel vous demandera alors de rentrer un mot de passe. Ensuite, une fois crée, l’image disque se comporte comme une simple clé USB, mais n’oubliez pas de l’éjecter après utilisation, sinon, n’importe qui aura accès aux données qu’elle contient. S’agissant de cryptage symétrique il est important de choisir un mot de passe robuste.
   Cette technique a également un avantage pour ceux qui utilise un disque dur en ligne afin de backuper leurs données via le net, puisque par ce biais, les informations transitent de façon cryptées même si le canal reste en clair.

   Il existe trois grands formats d’image disque sur mac: 

  • L’image en lecture/écriture (.dmg), matérialisée par un seul fichier et dont la taille est fixe et définie à la création.
  • L’image à faible densité (.sparseimage), matérialisée par un seul fichier mais dont la taille évolue en fonction des données qu’elle contient.
  • L’image sparsebundle (.sparsebundle), matérialisée par des sous-dossiers “cachés” et dont la taille varie en fonction du contenu.


   Trois formats, trois usages. 

  • Les .dmg sont à utiliser dans le cas où vous stockez des données sur votre ordinateur et que vous n’avez pas l’intention de trop les modifier. Ils peuvent être très pratiques pour envoyer des fichiers cryptées via internet, à condition de s’être mis d’accord sur un mot de passe.
  • Les sparseimage sont à utiliser dans le cas où vous changez souvent leur contenu. Ils ne font pas perdre d’espace disque si vous n’utilisez pas tout l’espace attribué.
  • Les sparsebundle sont très intéressants dans le cas de synchronisations avec des serveurs en ligne. De part leur structure, les données sont plus rapidement mises à jour.


   Sachez enfin que l’utilitaire disque propose aussi des actions sur les images disque comme la conversion et la “redimmension” de ces dernières.

   Si ce sujet vous intéresse, vous trouverez plus d’informations sur la “perle” liée à ce post.

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La sécurité liée aux mails

    Dans la suite du post précédent, je voudrais revenir sur la notion de sécurité appliquée aux mails.

    Beaucoup de boîtes mail en ligne, c’est-à-dire consultable via un navigateur internet, ne sont pas sécurisées. Hormis le moment où vous entrez votre mot de passe, le reste du temps, les données qui transitent entre le serveur et votre ordinateur peuvent être vues par n’importe qui. Si vous voulez vérifier que cela vous concerne, regardez tout simplement si l’adresse de la boite commence par https et si un petit cadenas apparait dans un coin du navigateur. Dans ce cas, tout va bien. Le cas échéant, changez d’adresse…
    Pour ceux qui utilisent une application pour visualisé les mails, comme il a été détaillé sur ce post, le protocole pop, dans sa version de base, ne garantie aucunement la confidentialité contrairement à l’IMAP, bien que celui-ci ne soit que rarement configurable dans ce sens. Les fournisseurs d’adresse ne proposent que très peu cette option.

    Donc au final, il y a de grandes chances pour que quelqu’un de malveillant puisse intercepter votre courrier électronique. Maintenant, vous allez me dire qu’il vous importe peu qu’une personne puisse lire votre courrier qui ne parle jamais de choses très confidentielles. On touche là au grand débat sur la vie privée. Ce n’est pas parce qu’on a rien à cacher qu’on ne verrouille pas la porte d’entrée en partant…
Alors évidemment, je ne suis pas pour crypter tous les échanges de courriel. La plupart n’en valent pas la peine, mais je suis plutôt militant pour que chacun ait des outils simples pour pouvoir à tout moment protéger et/ou signer son courrier. Malheureusement, ce n’est pas encore le cas, parce ça n’intéresse que peu de personnes.

    Revenons d’abord sur les possibilités techniques qui s’offrent à nous et l’intérêt pour nous de mettre en place une telle technologie. Depuis que Mr Philip Zimmermann a découvert et légué, non sans bataille, au domaine publique un moyen simple d’utiliser la cryptographie asymétrique, nous pouvons tous crypter et/ou signer des documents et en particulier nos mails. De quoi s’agit-il ?
    La cryptographie asymétrique fonctionne à l’aide de deux clés, une publique, une privé. La clé publique est à la disposition de tout le monde, publiée dans des annuaires tandis que la clé privée est personnelle et confidentielle. Quelqu’un peut m’envoyer un message crypté, même si je ne le connais pas, en utilisant ma clé publique. Ensuite, il n’y aura que moi qui pourrais le décoder et le lire grâce à l’autre clé. C’est un peu comme mettre un document dans un coffre fort, le fermer avec la clé qui y est accrochée mais être incapable de le réouvrir avec cette même clé. Il faut alors impérativement la clé du propriétaire du coffre pour l’ouvrir.
    Mais il y a un autre usage que je trouve aussi, voire plus intéressant que le cryptage, c’est la signature de documents. Tout comme on décrypte un document, il est possible de le signer grâce à sa clé privé. Le destinataire pourra alors vérifier grâce à la clé publique que le message provient bien de la bonne personne et surtout qu’il n’a pas été modifié entre temps.

    Pourquoi fais-je la promotion de ce genre d’outil ? Et bien, je pense que si ces outils étaient démocratisés, ils nous simplifieraient la vie. La dématérialisation généralisée des documents administratifs ou professionnels passera à l’avenir par là. Comment prouver que tel document est un original quand on parle de numérique ? Et bien en vérifiant sa signature. Cette méthode est d’ailleurs utilisée dans le monde du logiciel libre, pour prouver l’origine et la fiabilité d’un programme à télécharger.
    J’en parlais il y a pas longtemps avec un ami. On a l’obligation de garder tous nos bulletins de salaire et ce, pour toute la vie. Mais sur une vie entière, le risque de perte, d’incendie ou d’inondation n’est pas négligeable. Une bonne solution consiste à tout numériser. Mais, ces documents ne seront pas considérés comme des originaux. Il serait pourtant tellement plus simple que notre employeur nous les envoie par courrier signé. Les bulletins seraient dès lors validés comme originaux, infalsifiables, et la signature garantirait leur origine. En plus de ça, on économiserait une bonne quantité de papier.
Il en est de même pour tous les documents à valeur juridique qui transitent par mail comme les devis et factures. Mais on peut étendre ce principe à tout document envoyé par courrier papier et alors rendre beaucoup plus rapides et efficaces nos correspondances.
    Enfin, ce système pourrait permettre d’annihiler tous les risques de nuisances liés aux mails. Si on signait systématiquement tous nos mails, les messages reçus non signés ou d’origine inconnue seraient traités avec la plus grande méfiance, en particulier sur les sources de malware ( liens et les pièces jointes ).
    Sachez qu’une signature numérique a valeur juridique. On peut alors relier un document à la clé qui a aidé à le signer donc à son propriétaire.
    Pour revenir sur le cryptage, même si l’on ne l’utilise quasiment pas,  il est important de pouvoir, quand le message est confidentiel ou quand il contient des données sensibles (mots de passe, numéro de compte, tout ce qui peut servir à usurper une identité),  le codé. Malheureusement, il implique que le destinataire possède de son coté sa paire de clé. On en est encore loin.

    C’est pourquoi je milite pour la démocratisation de ces outils. Il permettrait de rendre l’accès à cette technologie systématiquement gratuite et facile à mettre en place.

    Pour l’instant, il existe deux normes de cryptage asymétrique, incompatibles entre elles. La première, qui est intégrée dans le mac, passe par l’utilisation de certificats. On obtient un certificat (et une paire de clé) d’un organisme qui garantie au reste du monde notre identité. Ce service est bien évidemment payant mais très simple à mettre en place.
    De l’autre côté, nous avons une technologie libre : l’openPGP incarné par GPG d’un côté et PGP de l’autre. Pour le coup, l’identité  d’un individu est garantie de proche en proche par les autres utilisateurs. Elle implique une installation pas forcement simple si l’on ne pas payer un centime. Par contre, l’installation faite, quelque soit la solution choisie, l’utilisation est extrêmement facile d’accès et transparente.

    Tous les outils cités, ne permettent pas uniquement de gérer des mails mais également toute sorte de documents.

    Si ce sujet vous intéresse, vous trouverez plus d’informations sur la “perle” liée à ce post.

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